dimanche 6 juillet 2008

Nos derniers malheurs

On vous a quittés en pleine euphorie après la victoire dans l'étape Dunkerque Granville, le son de cloche est actuellement un peu différent.
Deux bananes à Dieppe annulées faute de vent, on se dirige sur le plan d'eau pour deux parcours courts avant de partir vers Granville. Bon départ, bonne navigation, une manche de 6 et une de 11, il ne faut pas se plaindre même si Nouvelle Calédonie gagne les deux ! Nos adversaires sont beaucoup moins réguliers que nous, nous voici seconds au classement général. Il aurait fallu, mais nous ne le savions pas encore, prendre une photo devant le tableau !
Départ le soir pour 180 milles, météo pas trop mauvaise, bon état général de l'équipe malgré de trop peu nombreuses heures de sommeil. Magnifique "start" de Cedric mais tactique un peu hasardeuse, nous passons du trio de tête au milieu du peloton. Avec le courant qui change et s'oriente de face, il faut tirer le long de la côte au pied des falaises haut normandes. Nous regagnons quelques places et sommes bientôt huitièmes juste devant le petit Ahrweiller et ses étudiants. Malheureusement la grande majorité de nos ennemeis se situe en avant de notre position, il faudrait attaquer tout en conservant derrière les Bâtisseurs et Nouvelle Calédonie qui ont mal entamé leur nuit. Il est minuit et demi quand, subrepticement, nous quittons la flotte juste avant de passer Fécamp et nous élançons dans la nuit noire, attendant une rotation de vent au sud. Huit heures plus tard, il fait grand beau quand nous apercevons notre premier concurrent, il est derrière mais seul... Où sont les autres ? Le vent a peu tourné, le résultat peut devenir préoccupant. Par contre, petit à eptit la brise tourne à gauche, ce que nous attendions. Nous sommes à quinze milles de Barfleur, il serait temps que cela arrive ! Petit à petit des bateaux apparaissent et c'est quatrièmes que nous franchissons Barfleur. Jusque là tout va bien, Nouvelle Calédonie est au moins vingtième, nous sommes potentiels leaders au général...
Quelques heures et douches froides plus tard, ils sont revenus dans les dix premiers et nous sommes quatorzièmes. La faute à pas de chance ? En partie seulement, mais surtout une grosse bulle sans vent qui a semblé nous adorer de trop longues heures, quelques algues dans la quille, quelques occasions ratées.
Le vent est enfin rentré, mais nous laisse dépités et en colère contre nous mêmes, tentant de retrouver la motivation qui nous fera regagner des places.
Minuit approche, les premiers sont arrivés, nous avons doublé les suisses et Nouvelle Calédonie, le phare de Granville est en vue, nous tentons une ultime passe d'armes contre les réunionnais, mais en vain. C'est douzièmes que nous finissons avec en prime une nuit au mouillage sous les lumières de la ville, la marée et les organisateurs nous ayant réservé cette ultime surprise !

1 commentaire:

Anonyme a dit…

et voilout, le Tour c'est fini pour moi après cette petite semaine qui finalement est passée très vite et surtout après cette dernière nav de 180 milles et quelques heures de sommeil collectif (ou presque) au mouillage!
Place aux suivants, merci à toute l'équipe (et quelle équipe), et bon courage pour la suite de la part des "rochellaises" qui comme vous restent coincées à terre à cause d'un BMS qui semble vouloir stagner un peu par chez nous.
C'est peut-être pas plus mal étant donné que la première sortie c faite sans eau et que les dégâts sur les quilles ne sont pas négligeables (ici au moins c'est essentiellement du sable et non des caillasses sorties de nulle part); il y aura sans doute un peu d'enduit à faire histoire de se rappeler quelques bons souvenirs!
Allez, sur ce, grosses bises à tous et patience, vous devriez bientôt pouvoir naviguer (c'est un peu le but!)!